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Monde Numérique's avatar

Constat très juste Frédéric, mais le problème n’est pas nouveau et il me semble que ce n’est pas un “problème tech” car c’est une mécanique générale. Dans quasiment tous les secteurs (auto, santé, défense, finance, sport, culture, politique…) le journalisme spécialisé sert d’abord à faire comprendre, décrypter, rendre lisible, mettre en perspective mais pas à mener des investigations lourdes. Ce n’est pas forcément “la mort du journalisme”, ni même la preuve d’un mauvais journalisme. Ce sont d’autres règles du jeu.

Dans un monde d’ultra-communication, où les journalistes ne sont plus qu’un petit maillon parmi d’autres, les entreprises verrouillent, oui, car elles ont moins besoin de nous. Les influenceurs et autres Youtubers sont bien plus chouchoutés que les journalistes. Il est vrai, aussi, que beaucoup d'entreprises ont pris des coups qu’elles ne méritaient pas forcément pour des raisons idéologiques pas toujours avouables. Dans ce cadre, le boulot de journaliste peut rester malgré tout très utile. On peut “jouer” avec ce système et même en tirer du bon, en traitant la com’ comme une source parmi d’autres, en allant au-delà, etc.

Yassine Belalia's avatar

Je me redirige vers les échos afin de lire le dossier

Laurent François's avatar

je trouve ça effrayant. Etant de l'autre côté du spectre, je trouve qu'au contraire on n'a jamais eu autant besoin de journalistes spécialisés (et a fortiori "tech" ou culture numérique).

J'ai espoir quand je vois le nombre de nouvelles publications ou d'enquêtes qui sortent, mais j'ai l'impression qu'elles sont produites au forceps par des journalistes "qui y croient" plutôt que soutenus par une économie pérenne.

Peut-être que dans un monde où tout est média, certains des leaders vont se rendre compte du besoin d'un certain niveau d'autorité de leurs interlocuteurs ; ce qui requiert du temps long, une certaine prise de risque, mais je pense potentiellement à une plus grande crédibilité du propos pour leurs "cibles" finales.